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 wind of change {sergueï}

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☾. Âge : Quarante-et-deux hivers se sont écoulés pour toi, et tu ne comptes plus le nombre d'années passées sur les routes.
☾. Côté cœur : Tu es dans le tambour de la machine, lessivé.
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MessageDim 23 Sep - 0:28

Sergueï Zaïtsev
one-winged angel
prénom : Portant le doux nom de Sergueï, tu as échappé à un prénom russe bateau comme Ivan ou Vladimir. Tu peux remercier ta mère pour cela, car ton père est plus strict avec les traditions. nom : Zaïtsev, nom connu pour leur fidélité envers tout ce qui n'a rien de moral, ton caractère baigne dans cette même volonté, mais tu as choisi de ne pas suivre la même voix criminelle que celle de ta famille. date et lieu de naissance : Le 13 Décembre dans les bas-quartiers de Moscou. Parfois tu t'étonnes d'être encore en vie. Entre tes ailes et ton lieu de naissance, c'est un miracle que tu ne te sois pas pris une balle dans le crâne. âge : Quarante-deux an, tu ne les fais pas du tout. Cela te donne l'avantage d'être apprécié, et tu justifies cette "juvénilité" par ta volonté de ne pas vieillir mentalement. situation familiale : Tu vis seul, tu t’enfermes dans ta bulle, ronchon. Tu ne fais plus confiance à qui que ce soit, c’est pour cette raison que tu préfères t’isoler. orientation sexuelle : Sur ce point, tu n'es pas difficile. Tu as une préférence pour les hommes, mais tu aimes aussi les femmes si elles n'ont pas le comportement agaçant d'une mijaurée. occupation : Tu étais professeur d'artefact magique, tu es devenu une sorte de criminel à présent aux yeux des morganiens, une bête à chasser. Dans l'ombre, tu participes activement la résistance, tu continues de donner tes cours qui ont plus des allures de préparation à une guerre imminente maintenant, et tu joues les justicier dès lors qu'un congénère merlinien est dans la panade. Tu as repris la seule chose que tu sais faire, le trafic de stupéfiant, en dehors de l'enseignement pour pouvoir payer ton loyer. On est d'accord, cela ne te donne pas un emploi fixe à proprement parler, mais tu ne sais pas quoi faire de tes mains. don et/ou talisman : Ta silhouette a longtemps été considérée comme bossue à cause de ce que tu cachais sous le manteau. Ton dos ne souffre pourtant d’aucune difformité, et tu serais bien malheureux maintenant si elles étaient enlevées. Elles, tes ailes, noires comme la nuit, qui font de toi un ange, un corbeau de malheur, un être capable de voler. Quand tu fais tomber le voile lourd, tu deviens magnifique, tel un papillon sortant de sa chrysalide. Tu voltiges dans les airs, tu deviens agile et avec ton arc, tu ne rates jamais ta cible. Elles suivent ta volonté, telles des amies fidèles, et elles brassent violemment l’air si l’ennemi s’approche trop près de toi. Pourtant, tu les vois comme un fardeau, et tu envies les autres de pouvoir masquer leur magie. Car toi, ce n’est pas le cas. Cela se voit comme le nez au milieu de la figure. Une chaîne aux maillons épais en acier, elle te sert à porter en collier une croix orthodoxe en argent dont le centre est serti d’une pierre bleu océan, d’un saphir. Tu ne le quittes jamais, et quand tu penses à ta défunte sœur, tu l’embrasses légèrement. Il n’est pas rare de te voir jouer avec quand tu t’ennuis ou bien que tu trouves le temps long. En soit l’argent et l’acier ne sont que décoration, car le centre magique de ce talisman réside dans le saphir. On raconte que l’âme de ta cadette y réside, et que c’est pour cela qu’en la fixant, on pourrait croire que la pierre respire tant ses lueurs les reflets changent et se déplacent sur cette dernière de manière anormale. Bien sûr, tu es trop possessif pour laisser quiconque remarquer ce détail. Pire encore, tu pourrais devenir violent pour un regard poser depuis trop longtemps sur ton précieux. groupe : Harz. race : Danvezis. allégeance : Contre toutes attentes, ton allégeance appartient aux merliniens. Cependant, que personne ne se méprenne. C’est un choix qui remonte à très longtemps, car il te paraissait juste. Mais depuis, tu as grandi, tu as souffert, tu as été confronté à la réalité et tu as perdu foi aux idéaux de Merlin. Tu n’es pas suffisamment stupide pour sombrer dans les desseins des morganiens, mais tu n’es plus aussi sûr de ceux des merliniens. Pour vulgariser la chose, on pourrait dire que tu as le cul entre deux chaises. Tu aimerais y croire, et c’est pour cette raison que tu t’efforces de t’accrocher en ce que tu croyais plus jeune, notamment en enseignant et en continuant de te cacher si tu décides de sortir du cercle magique protégeant l’université pour voir le monde. Très sincèrement, même les bons conseils de ceux qui suivent la même voix que toi n’ont pas suffis pour te remotiver. Alors beaucoup craigne que tu rejoignes la cause morganienne. Et même si tu les rassures, tu ne peux ignorer ton attirance pour la voix sombre. avatar : Billie Joe Armstrong. crédits : DΛNDELION
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☽ . o . ☾
Huit adjectifs ne suffisent pas à qualifier ton caractère, car il est complexe. Tu as la sale manie de t’adapter en fonction de ton interlocuteur et ton état perpétuellement ivre te rend imprévisible tous les jours. Même en une journée, tu es très changeant, et les six présentés sont les plus récurrents chez toi. | Tu es un alcoolique. C’est flagrant et malgré tout -et surtout à force de boire-, tu as une certaine lucidité déconcertante même lorsque tu titubes. Peut-être es-tu un adepte de la technique ancestrale de l’homme-ivre, mais en tout cas, tu es bon tireur. Pire encore, tu vises effectivement mieux soûl et t’es vraiment insupportable à viser. Une vraie anguille. | Viser, j’ai dit viser ? Oh oui pardon, j’ai oublié que de dire que tu étais un archer. Un très bon archer. Tu es capable de rivaliser avec Legolas ou Hawkeyes, et tu as la décence de porter ton carquois à ta ceinture. Car t’es un tant soit plus réaliste que ces gars soient disant badass qui galèrent cinq précieuse minutes pour dégainer une flèche dans le dos alors qu’il y a tellement plus pratique. Ah, et on oublie aussi Arrow. Tu ne frappes pas avec ton arc comme s’il s’agissait d’une massue, faut pas déconner non plus. Tu peux utiliser une de tes flèches comme poignard à la limite. Mais bon, t’enseignera tout ça à tes petits élèves adorés qui vont avoir le courage de te supporter. | Bon, t’as grandi parmi les trafiquants de drogue. On ne va pas se mentir, tu n’as pas perdu cette petite habitude de fumer minimum un joint par jour. Cela te détend parait-il. | D’ailleurs, à propos de ça, si t’es monté professeur d’armes et d’artefacts magiques, c’est aussi parce que tu sais te débrouiller avec autre chose qu’un arc et des flèches. C’est ton arme principale, mais tu sais aussi manier l’épée, à une main et à a deux mains, les dagues, les rapières, les armes à feu magique, etc… Bon, y a que les armes lourdes type grosse massue ou hache énorme où t’en chie parce que t’es loin d’être Hercule niveau muscle. | T’as un fouet. On dirait le début d’une mauvaise blague, mais t’as clairement l’allure d’Indiana Jones avec. Et tu n’hésites pas non plus à t’en servir contre tes élèves si jamais ils te cassent les pieds. ≡ Tu vois la flasque toujours à moitié pleine … Même si tu la vide assez vite. Et oui, tu n’as pas honte de boire ton rhum même en plein cours. | Aller, tu n’es pas si salop que ce que t’insinue depuis le début de cette présentation, t’es même plutôt cool comme professeur. Faut juste accepter ton humour noir, et ton cynisme. En plus, t’adores les câlins. Ce qui est assez contradictoire en faites avec le fait que tu te figes dès que tu en reçois un. Le malaise sans doute. | T’es tellement jeune dans ta tête que tu n’en as rien à cirer de flirter avec tes élèves. C’est bon, ils sont majeurs et vaccinés, t’estimes qu’ils sont en droit de faire ce qu’ils veulent avec qui ils veulent. Enfin pas avec les mineurs, tu ne veux pas d’emmerdes non plus. |
malin
arrogant
cynique
indépendant
libre penseur
alcoolique
ronchon
cinglé
prénom / pseudo : Shirosaki.
fréquence de connexion : tous les jours, warrior.
pays / région : france, basse-normandie.
âge : 25 ans.
comment es-tu arrivé(e) ici : en tapis volant made in sage.
ton avis sur le forum : il est beau, jpp, enfin de l'action.
es-tu un pré-lien :non

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MessageDim 23 Sep - 0:32

wind of change
no more...
On te demande de raconter ton histoire, et tu grognes un peu. Tu te resserres un verre afin de trouver ton courage. Que pourrais-tu lui raconter ? Il n’y a rien d’intéressant, rien à tes yeux en tout cas. Sur ta peau sont tatoués les souvenirs, et tu les regardes pour y trouver de l’aide. D’abord le jour de ta naissance, le jour où il n’y avait rien encore. Le 13 Décembre.

Il faisait froid, mais c’est ainsi que la Mère Patrie éduque ses enfants. Le miracle de la vie s’est assuré que tu puisses voir le jour, et tu es né. Petit, chétif, avec une paire d’aile noire dans le dos. Tu ressemblais à un chérubin aux Enfers. Parce que ton père, ta mère, tes parents aussi mages soient-ils se servaient de leurs facultés pour manipuler les autres. Ton Père était Chronokinesiste, altérant l’impact du temps sur la matière -très pratique pour faire pousser les pieds de cannabis entre nous ou réparer un meuble cassé, un mur altéré par un impact de balle- et ta Mère Télékinésiste. Cependant, de ce détonnant cocktail, tu n’avais obtenu ni l’une, ni l’autre de leurs deux facultés. La tienne était un peu plus symbolique, et tu ne pouvais pas compter sur eux pour t’apprendre à contrôler ton plumage. Pire encore, ils semblaient avoir honte de toi. Ils te couvraient de la tête aux pieds pour s’assurer que personne ne voit la nature de leurs fils. Parce que tu ne pouvais pas la cacher. Et de fil en aiguille, ils estimaient que c’était trop dangereux pour toi d’aller à l’école. Alors, ils t’ont trouvé une toute autre utilité. Ils ont fait de toi un de leur passeur, et c’est de là que tu as compris que tu ne pouvais compter que sur toi-même et ta débrouillardise.

Avec du recul, tu trouves qu’ils ont été des putains d’irresponsables. Ou des profiteurs, tu n’es pas encore fixé. Plongé un gamin de dix ans dans le trafic de stup’, faut vraiment être très con. Ou ne pas aimer son gosse. Enfin bon, tu reprends une gorgée et tu reprends.

Tu as risqué ta vie plusieurs fois, à croire qu’une bonne étoile veillait sur toi en permanence. Ton agilité t’avait permis de te sortir de situation cocasse plusieurs fois. Et quand ce n’était pas elle, c’était ta bouille d’enfant qui étonnait la clientèle de tes parents. Ils devaient peut-être te trouver attendrissant. Bossu, mais attendrissant. Parfois, tu n’allais pas assez vite, et c’est la peur qui te prenait. Dans ces moments-là, tu étais tétanisé, incapable de bouger. Tu as failli crever plusieurs fois à cause de cela, mais heureusement que t’avais un oncle au grand cœur avec un timing parfait pour venir te sauver la mise. Oncle Vlad’, c’est le type qui t’a aidé à prendre confiance en toi. Il était fort, il était cool et même s’il empestait l’alcool à ton vent, il avait la classe. Tu passais plus de temps en sa compagnie, parce qu’il avait l’air de s’occuper de toi plus que ton propre père. Avec l’affinité, c’est devenu ta figure paternelle par défaut. C’est à lui que tu dois ton amour pour le tir à l’arc notamment, parce que c’est lui qui t’avais mis ta première flèche et ton premier arc entre les mains. Il disait que ça avait beau être dépassé comme arme, ça restait toujours aussi efficace.

Tu ricanes un peu, le nez dans ton verre. Tu dis que ça doit se voir, que tu n’as pas besoin de faire un dessin. Tu te resserres un verre, et ton interlocuteur pointe du doigt tes cyrilliques tatouées sur tes doigts. Tu plisses légèrement le nez, tu te redresses avec ivresse et tu mets tes mains entre vous. Tu commences à parler : « puis j’ai été adolescent détruit ».

Tu as passé douze années à être influencé par ces trafiquants qui te servaient de parents. Ces mages fidèles à la fée Morgane et qui usait de leurs dons pour tromper, ramener la clientèle. Ton cœur avait été noirci, et tu semblais être ange déchu qui ne savait plus où aller. Dans ces moments de perte, tu as choisi l’automatisme par défaut : tu les as suivis, et t’en étais malheureux parce que tu savais au fond de toi que ce n’était pas ce que tu voulais être. Lorsque tu réussissais le passage de la marchandise, tu avais le droit à ce qu’ils appelaient un bonus. Comme dans les jeux vidéo lorsque tu fais un score excellent ou un S en note final. Tu rentrais chez-toi et sur la table, ils te laissaient le choix entre un verre de vodka ou bien un joint. De leurs points de vue, c’était pour faire de toi un dur. Et toi, tu les écoutais, parce que c’était tes parents et qu’il n’y avait pas besoin de tergiverser pour prouver qu’ils avaient raison ou tords. Parfois, ils te racontaient l’histoire de la fée Morgane, et t’avais la version où Merlin était le grand méchant de l’histoire, comme les Américains étaient les grands méchants des Russes. Tu riais bêtement sous l’influence des psychotropes et ton père riait avec toi parce qu’il était content d’avoir réussi à te faire rire. Même si ce n’était pas de la manière la plus légale qu’il soit.

Arrêt sur image, tu t’arrêtes et tu sens que ton interlocuteur te juge. De la pitié ou de la justice, tu n’en sais rien, mais tu ne veux pas savoir. Parce que le pauvre n’était pas au bout de ses surprises. Tu reprends une gorgée de ton verre, mais tu galères un peu plus parce que tu sens que ça commence à tanguer. C’est là que tu comprends que ça y est, t’as atteint le stade où tu te sens mieux et où tu ne contrôles plus ta langue.

Avec leurs conneries, t’étais devenu un vrai junkie. Tu avais palis à vue d’œil, et c’est de là aussi que vient ton penchant pour la bouteille. Pourtant, ils étaient fiers ces cons. Parce qu’ils étaient assurés que comme ça, ils t’avaient sous leurs contrôles. Tu continues ton job, tu savais à peine lire et écrire parce qu’ils n’ont jamais trouvé ça important. Tant que l’argent rentrait, c’est tout ce qui comptait. Puis tu as fait une erreur, parce que personne n’est parfait. Tu étais partit avec ton Père à Saint-Pétersbourg, car une vieille connaissance anglaise à lui arrivait depuis la mer baltique. Une vieille connaissance qui t’a foutu les jetons. Pourtant, il avait l’air plus sage que ton père. En voyant ton état, les deux hommes se sont violemment disputés et on commençait à fracasser leurs poings l’un contre l’autre pour régler leur compte. Tu en avais déduit que si ton Père s’était déplacé, c’était pour le tuer. Tu étais intervenu, parce que tu voulais les séparer pour que vous restiez discret. Mais c’est toi qui a tout gâché. Sous l’excès de panique, de pression et de stress, tes ailes s’étaient déployées derrières toi, envoyant valser la cape qui les cachait et attirant tous les regards sur toi tel une éponge à curiosité. Tu étais au bord des larmes, parce que tu ne savais pas quoi faire. Tu savais que ton Père allait t’en vouloir, voir qu’il irait jusqu’à te renier devant tout le monde pour qu’aucuns liens ne soient fait entre toi et lui. C’est ce qu’il a fait d’ailleurs, et tu t’es sentit abandonné.

Ton verre est sur le point d’éclaté à l’évocation de ce souvenir tant tu sers ce dernier entre tes doigts. Tu le déteste. Tu le déteste pour la lâcheté dont il a fait preuve. Tu le déteste qu’il n’ait rien fait pour que tu ne sois pas emmené ce jour-là. Cela se sent dans la voix qui raconte ce récit, elle déborde de frustration et de colère. Cela ne t’empêche pas cependant de reprendre.

A cause de cet accident, tu as été emmené par des gars dont tu ne savais pas trop ce qu’ils étaient. Des chasseurs de personnes comme toi visiblement qui revendaient les mages aux plus offrants. C’est comme ça que tu as atterrit dans une arène illégale, contraint de te battre pour le spectacle. Tous étaient comme toi, à une différence près : ils n’aimaient pas la faiblesse. Les vainqueurs pouvaient sortir et rejoindre le public. Les perdants retournant dans la cage. Tu ne savais pas te battre au corps-à-corps, on t’a juste appris à te servir d’un arc. Mais cela t’a permis de te perfectionner. Parce que tu voulais sortir de cet endroit, alors tu t’es mis à toucher à tout. Parce que tu voulais gagner, tu as fini par y prendre goût avec amertume. Plus tu voyais tous ces mages noirs autour de toi, plus tu te demandais s’il était vraiment sage de suivre la voix de Merlin. Toi qu’on avait toujours poussé vers le mal, toi qui t’étais efforcé de rester dans la lumière, à toujours te trouver une excuse. Toi qui pensais que tes ailes n’étaient pas anodines, tu perdais tes plumes dans cette arène et ton sang venait les recouvrir. Quand tu étais sûr d’être seul, on pouvait entendre dans le couloir l’échos de tes sanglots, parce que tu craquais, trop de pression. Puis tu as fini par réussir à t’enfuir, laissant de côté tes beaux principes pour mettre en joue le geôlier avec la pointe de ta flèche pour qu’il ouvre cette cage. Tu étais retourné à Saint-Pétersbourg, tu espérais que l’anglais y soit même si cela faisait des mois que tu as été enlevé de cet endroit. Arrivé sur le port, il n’y avait nulle frégate, alors tu avais cherché un autre bateau. Tu voulais quitter ce pays, prendre le large. T’es tombé sur un bateau marchand où l’ambiance était bon enfant, et tu as pu souffler.

Tu as retrouvé ton calme, parce que tu te remémores cet équipage. Tu les aimais bien, tu étais presque triste d’avoir eu à les quitter. Mais chacun avait pris un chemin différent, alors tu as du faire de même. Il te demande si tu as le pied marin, et tu lui réponds que oui si tu as bu suffisamment de rhum en rigolant.

Ils ne t’ont pas aidé à corriger ta sale manie, parce qu’ils préféraient t’accompagner. Du rhum justement, c’était ce que vous transportiez le plus souvent. Et quand vous vous ennuyez en mer, vous vous lanciez des défis. Même s’ils étaient au courant, tu cachais néanmoins tes ailes car ta précédente aventure t’a marqué au point de devenir méfiant, même avec tes amis. C’est aussi à eux que tu dois ton cynisme. Car ils ont appris à te détendre, et surtout à admirer la beauté du monde. Vous êtes allés au quatre-coin du globe par la voix maritime. Et même si tu ne supportais pas les températures tropicales, tu ne pouvais rester immobile face aux fleurs colorées et aux étendues d’eaux azur. Azur comme la pierre que tu portes autour du cou, de cette cadette mort-née qui n’avait pas survécu à la naissance.

Il te coupe, tu ne lui as pas parlé de ta sœur et de ton talisman. Ton interlocuteur pointe du doigt horrifié ce petit caillou bleu au couleur de l’océan, et tu lui ordonnes de se calmer et de se détendre. Heureusement que tu es soûl, parce que tu mordrais plus que tu ne grognerais.

Ta cadette donc, tu ne l’avais raconté à personne, hormis à ces marins. Tu devais avoir une petite-sœur, mais ta mère était furibonde. Elle ne voulait pas avoir un deuxième enfant si c’était pour avoir un deuxième cas comme toi. Elle a utilisé sa magie pour entrer dans l’esprit du bébé et le chasser avant de prendre définitivement place. Cependant, elle n’avait pas le cœur à tuer un enfant qui n’avait même pas encore vu le jour, alors elle a déplacé son esprit dans son pendentif et elle te l’a confié parce qu’elle voulait s’en débarrasser pour ne pas avoir mauvaise conscience. Lâche, tout comme ton père finalement. Lorsque ta Mère a accouché de ta cadette, il n’y avait eu aucun cri qui avait traversé la pièce, et ils ont refusé que tu assistes à la scène. Alors tu étais dans le couloir, tu fixais cette croix et tu essayais de l’entendre. T’y a cru à cette histoire, et tu continues d’y croire parce que tu ne veux pas être seul au fond. Mais tu sais aussi pertinemment que tes parents t’ont menti depuis ta naissance, et que donc tu ne vois pas pourquoi ils feraient une exception pour une petite-sœur dont tu n’as jamais vu la couleur.

Tu somnole, tu as beaucoup de mal à tenir et tu n’as plus envie de raconter quoi que ce soit. Ton interlocuteur te secoue, il t’encourage à tenir bon et il tient à ce que tu lui racontes comme tu es arrivé à Stonehenge. Tu relèves vivement la tête ; courage c’est bientôt fini.

Comme tu l’as dit un peu plus haut, toutes les bonnes choses ont une fin. Tes camarades commençaient à se faire vieux, et même toi qui était le plus jeune, tu avais du mal à continuer sur ce rythme. Mais tu tenais à ne pas retourner en Russie, alors tu les as laissés lors de votre escale à Douvres pour continuer ton voyage seul. Vous étiez passés plusieurs fois en Angleterre, et tu ne sais pas. Tu as eu une attirance particulière pour ce pays. Les routes t’ont conduit à retrouver cet anglais qui, quinze ans auparavant, avait déclenché la bagarre sur le port qui t’avais couté ta couverture. Il ressemblait à Dumbeldore, avec un look un peu plus rock and roll. Il ne t’avait pas reconnu, mais toi si alors malgré son âge avancé, tu n’avais pas ménagé ton accostage et tu l’avais attrapé par le col pour réclamer des explications. Il t’avait expliqué qu’en faites, il voulait t’emmener dans une université pour que tu apprennes à maîtriser tes dons dès le premier jour où il t’a rencontré en voyant que ton propre père ne s’en préoccupait pas. Qu’il avait toujours envie de te donner des cours de rattrapage et qu’en te voyant trentenaire, haineux, méfiant, ses yeux sont devenus vitreux. Il t’avait pris le visage entre ses mains usées et il t’implorait que tu acceptes son aide. C’est comme ça que tu as connu Stonehenge. D’abord parce qu’il t’a appris et fait pratiquer tout ce que tu devais savoir sur ton don, mais parce qu’il t’y a conduis car il a estimé que tu pouvais être utile aux autres et que cela allait t’aider à reprendre confiance en toi. Car c’est ce qui te manque le plus…

Une phrase en suspens, et nul autre mot ne vint la compléter. Tu avais finis par t’écrouler ivre mort sur ton bureau, t’endormant avec tes ailes noires en guise de couverture.


Un an plus tard.

Et maintenant ? Oh, certaines choses n’ont pas changés, comme par exemple ton penchant pour la bouteille, ta seule véritable petite-amie. C’est même devenu pire depuis le Solstice. Tu culpabilises, tu es hanté par l’injustice et surtout, tu es meurtri. Tu l’étais déjà avant, cependant, depuis ce carnage, c’est pire. Quelques souvenirs te suffisent à te plonger dans le désespoir de la perte, dans la rage de vengeance. Tout, ils t’ont tout prit ce jour-là. Tu as failli à ton devoir. Tu étais leur professeur, tu étais censé les protéger, tous ...

La honte.
L’horreur.
Elle te hante encore, cette journée. Celle où tu as perdu ton poste en plus de ta liberté. Tu en fais des cauchemars, tout se dessine à la perfection. Tu étais ivre mort -pour changer-, tu voulais profiter de la fête comme tout le monde. Mais ils sont arrivés et ils ont tout détruit. Tu as envoyé Kazegami à l’assaut, pour débarrasser le ciel des corbeaux. Tu as dressé des barrières pour protéger les élèves, tu as tiré tes flèches en rafale pour éliminer les ombres se rapprochant de vous. Pour éviter les crevasses qui s’ouvraient sous tes pieds, tes ailes t’ont portés, et tu te précipitais pour ramasser les gamins qui auraient le malheur de tomber dedans. Tu t’es débattu comme un diable, mais vous n’étiez pas légion. Vous vous êtes battus mais en sous-nombre, tu as du déserter le champ de bataille pour évacuer les élèves et les mettre en lieu sûr. Avec tes collègues, tu as usé de ton talisman pour ouvrir des portes et tu les as poussés pour qu’ils partent. Partir pour ne jamais revenir, ta rancœur rien que d’y penser et immense. Tu as du tourner le dos à toutes ces dépouilles que tu n’as pas su protéger, à tes collègues piégés, à ces gosses morts trop jeune et pour la première fois, tu as versé des larmes. Le gamin de Miwhayl t’a vu, et c’est pour cette raison qu’il t’a t’obéis sans broncher. Personne n’est au courant que tu as survécu, du moins par encore. Tu ne fais plus confiance à qui que ce soit, et rares sont ceux dont tu acceptes l’approche. Depuis que tu as vu des amis, des collègues, des élèves que tu as accueillis dans ta salle de cours vénérer une femme qui accepte le génocide pour prêcher la bonne parole, tu t’es braqué totalement. Survivants projeté dans New-York, tu t’étais empressé de remettre ton manteau en cuir de façon à cacher tes ailes. Il fallait les guider, et tu répartissais ton groupe dans les hôtels de la ville avec une consigne simple : ne pas se faire remarquer.

Tu hurles en pleine nuit ta douleur, cette hanche qui te lance bien plus souvent ces derniers mois. Tous ces morganiens, toutes cette agitation, réveille en toi ton passé, et tu as la sale impression que l’histoire se répète. Tu es infecte, et tu écoutes les nuits de tout le monde à l’appartement. C’est à se demander comment ils font pour te garder. Un de ces quatre, ils te foutront à la porte. Si ce n’est pas les partisans extrémistes de Morgane qui viennent te chercher avant. Tu n’as personne, tu n’es plus personne. Abusé, dépravé, dépouillé, tu replonges dans tes vieux démons. L’absinthe, la drogue, le monde nocturne pour te changer les idées, tu as repris la seule chose dans lequel tu peux vraiment dire que tu t’y connais ; le trafic de stupéfiant. Tu ne le fais pas par plaisir, mais par résignation. Impossible de trouver du travail avec ta condition et ta spécificité physique, alors tu as choisi l’option de facilité pour pouvoir payer ton loyer. Tous chez les résistants le savent, mais qu’est-ce qu’ils peuvent y faire ? Rien. Parce qu’eux peuvent réellement se cacher contrairement à toi. Ils n’ont pas ce plumage ébène H24 collé dans le dos. D’ailleurs, à propos de celui-ci, les plus intelligents et les plus vifs-d’esprits sont méfiants ; ton don. Ton don devient de plus en plus instable, de plus en plus suspect. Certains ont pu constater tes changements physiques lorsque tu te mets dans une rage folle. Tes ailes ne sont que le côté émergés de l’iceberg, et toi-même tu n’as pas l’air d’en avoir conscience.

Ta rage est décuplée au même rythme que ta levée de coude. Oh oui, tu continues de boire en cachette, mais personne ne soupçonnerait un pilier de comptoir. Pourtant, derrières ton masque, tu es un membre actif de la résistance. De ceux qui apportent l’espoir et la lumière. Ils te font rire ces putains de morganiens avec leurs rêves de conquêtes. Mais, ils ne font que plongés le monde dans la haine, et le chaos. Tu agis comme un justicier de l’ombre, déployant tes ailes tel Batman sur Gotham City.
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☾. Côté cœur : Célibataire, un cœur en quête de passion arrive à battre même sous la morsure du froid
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MessageDim 23 Sep - 21:18

Tu es validé
J’apprécie toujours autant ta plume ! Hâte de pouvoir te lire de nouveau inrp

_________________
everlasting winter
☾ ☾ ☾Y'a les phrases prononcées avec un froid mordant. Vérité enfin révélée, justice implacable s'abattant enfin sur le monde. La fée sombre libéra le blizzard prisonnier de mon âme. Sur ma lame de glace ne poussera que des fleurs de sang.
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