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 (desh #1) pieces of peace in the sun's peace of mind

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k . u . z . h
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k . u . z . h
☾. Âge : 21 ans. Pas besoin de tergiverser.
☾. Côté cœur : Célibataire, ce n'est pas ta priorité.
☾. Grimoire :


V E N Ø M

☾. Inscription à l'Université le : 31/07/2018
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MessageLun 1 Oct - 21:44





I took a walk on a Saturday night,fog in the air, just to make my mind seem clear where do I go from here? I see my breath pushing steam through the air, shaking hands run through my hair, my fears, where do I go from here?

Casque sur tes oreilles, tu traînes la patte jusqu’à ton appartement. Tu as encore terminé tard, comme chaque Jeudi soir, comme à chaque fois que ton patron te dit qu’il a besoin d’un coup de main pour recevoir. Tu n’aimes pas ce job. Tu ne te lasseras jamais de le dire. C’est juste un petit dépannage pour payer ton appartement, parce que tu ne veux pas qu’on te traite de voleur. Tes valeurs, tu as du les abandonner aux bons soins des éboueurs. Malgré tout, tu te laisses entrainer par quelques pas de danse timide. Dans ta bulle de musique, c’est comme si tu ne voulais rien entendre de ce qui se passe autour de toi. Tu t’isoles, tu te fragilises, tu vas finir avec une camisole. Tant pis, le monde devient fou, tu peux bien l’accompagner jusqu’au fond du trou. Tu passes l’éponge sur beaucoup de chose en faites, et surtout le plus gros : l’abandon. Il est où ton père ? Il est où ton phare ? Maintenant que maman est morte, il n’a plus de raison de s’occuper de toi, c’est ça. Tu étais quoi ? Un trophée ? Il y a vingt-et-un an, il a été capable de mettre le polychinel dans le ventre, mais maintenant il n’y a plus personne. Tu es en colère, Shawn. Une colère sourde qui vide ton regard de toute vivacité. Ils te blessent à tour de bras, et le souvenir d’un festival sanglant est gravé dans ta mémoire, un chaos sous tes yeux, impusisant. Tu essayes de faire de ton mieux, mais tu n’es pas Superman. La magie, tu la mises au placard, sous tes chausettes et tu ne veux plus toucher à cela. Tu as vu ce dont elle était capable, comment elle transforme les hommes en animals.
Tu n’as jamais pris partit, mais ton attitude ressemble aux idéaux de Merlin ; tu te dissimules dans la foule humaine en attendant le retour des beaux-jous.

Tu t’arrêtes devant une pizzaria, tu as envoyé un sms à Declan pour le prévenir que tu ramenais le diner. Enfin, si on peut appeler «diner» une marguarita, un pepperoni et un back de despé. Tu n’es pas chiant en faites. Parce que vous vous arrangez entre vous, vous ne regardez ni comparez les dépenses. À force, ce type à l’habitude de te voir roder, avec ton bonnet rouge et tes airs paumés. Il te sourit, tu arrives tout juste à lui rendre en donnant ton billet. Il te rend la monnaie, et tu disparais avec ton sac en plastique, et le pack dans ton sac à dos. Le bronx, ça fait une trotte à pieds mines de rien, alors tu raccourcis ton trajet en bus, en courant, en marchant vite. Au fur et à mesure des tickets et des traversés de passage cloutées, tu finis par arriver dans ton quartier. Tu dirais pas qu’il est plus tranquille qu’un autre, mais c’est toujours mieux qu’Hell’s Kitchen. Y bosser, tu veux bien. Y vivre, tu y réfléchirais à deux fois. Des cadores et moults types louches, tu en vois tous les jours par-delà la baie vitrée, et tu aurais peur qu’ils viennent pendant ton sommeil pour te kidnapper.
Avec la situation actuelle, tu ne peux pas faire confiance à n’importe qui. Même chez-toi, tu paranoïses, tu te demandes si ton voisin est quelqu’un de banal ou un morganien en chasse. Tu dors plus sur tes deux oreilles, c’est un luxe que tu ne t’accordes plus. Tu montes les étages, et on peut t’entendre arriver. Le son de ton casque est beaucoup trop fort. Du Eminem, Rap God, alors que tu cherches tes clés au cas où Declan aurait décidé de s’enfermer à l’appartement. Tu déposes ton sac de course, et tes yeux noisettes virevoltent de droite à gauche pour vérifier qu’aucune arrivée suspecte n’a lieu. Rien, comme hier et sûrement comme demain. Personne, pas même une silhouette familière.

Pourquoi tu t’entêtes encore à l’attendre ? Aucune idée.
C’est ton placebo.

Tu clenches la poignet, et la porte s’ouvre. Tu déposes le sac sur la table, suivi du pack de bière et tu daignes enfin à retirer ton casque. Ce n’est que lorsqu’il quitte tes oreilles que tu entends la télé allumée, et l’eau qui coule. «Declan, j’suis rentré.» Dis-tu en tendant la jambe pour fermer la porte d’entrée avec ton pied. La faute à tes mains prises alors que tu t’empresses de mettre tes courses au frais le temps que vous vous décidiez sur les plans de la soirée. Soirée Disney, ou soirée Mur des lamentations devant une série à la con ? Tu ne sais pas, et tu n’as pas vraiment envie de choisir. Sur ce coup-là, tu lui laisses le libre-arbitre.

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